Retour sur les grandes dates qui ont fait l’histoire de l’industrie musicale en mots et en images
L’histoire commence en 1877, date à laquelle Charles Cros met en place le « paléophone ». L’idée n’a jamais été concrétisée : l’inventeur français n’avait pas encore construit de prototype quand l’Américain Thomas Edison a déposé un brevet pour le phonographe. A son tour, il sera évincé par Emile Berliner. En 1888, l’ingénieur allemand parvient à faire tourner le premier disque, un 78 tours en zinc enduit de cire, sur son gramophone.
L’arrivée de la radio, dix ans plus tard, permet au gramophone de se développer. Le média constitue aussi un concurrent dynamique. Grâce à la radio, de plus en plus de personnes écoutent la musique vendue sur les disques. « L’arrivée des premiers enregistrements dans les années 1920 et 1930 a démultiplié le nombre d’auditeurs. Cela n’a pas fondamentalement modifié les conditions d’existence de la musique. Au contraire, cela les a promues », explique Emmanuel Braconnier, intervenant sur l’industrie discographique à Sciences-Po Lille.
1948 : nouveau tournant dans l’histoire de l’industrie discographique. Le disque microsillon en vinyle permettant la stéréophonie est lancé par Columbia. Et donne naissance à une compétition : le 45 tours versus le 33 tours. Le premier est développé pour le répertoire de musiques populaires, le second est d’abord dédié au répertoire classique. C’est aussi une guerre de format : le 33 tours, également appelé LP (longplay), est l’album d’aujourd’hui, le 45 tours le single.
L’arrivée des vinyles, devenu aujourd’hui objet d’anthologie à la mode, marque le début de profondes mutations qui ont lieu dans la seconde partie du XXe siècle. Une période où tout s’accélère, comme l’analyse Emmanuel Braconnier dans ce diaporama sonore qui retrace l’arrivée des supports, de la cassette au MP3 en passant par le CD.
V.J.

